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"Je n’ai pas l’intention d’entrer dans les détails. Aujourd’hui tout le monde sait à quoi ressemble le travail de Fanshawe. On l’a lu, on l’a discuté, il y a eu des articles et des études, c’est devenu un patrimoine public. Si j’ai quelque chose à ajouter, c’est uniquement qu’il ne m’a pas fallu plus d’une heure ou deux pour comprendre que mes sentiments n’avaient aucune espèce d’importance. S’intéresser aux mots, s’investir dans ce qui est écrit, croire au pouvoir des livres — voilà qui submerge tout le reste, et en comparaison notre propre vie se rapetisse considérablement. Je ne dis pas cela pour m’envoyer des compliments ou pour placer mes actes sous un éclairage plus avantageux." Considération d’Oriane (feutre fluo vert) : les écrivains m’ont toujours paru très présomptueux qui s’imaginent que leur travail est plus important que n’importe quoi que ce soit d’autre au monde. Ou très naïf. La littérature est avant tout affaire de commerce et ce qui fait partie de ce que l’on appelait autrefois les « humanités » n’a qu’un rôle très limité dans le dressage de l’animal humain. La littérature est inutile… C’est peut-être là, d’ailleurs, son seul intérêt.
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